L’ambre de la Baltique

Cette résine fossilisée se présente sous forme de morceaux plus ou moins gros, le plus souvent translucides et orangés mais elle peut également prendre des teintes plus foncées. Les lendemains de tempêtes on peut en trouver des morceaux en se promenant sur les plages de la mer Baltique. C’est à cette résine que le littoral balte doit son surnom de Côte d’Ambre.

L’ambre provient de dépôts datant de l’oligocène (entre 33.9 et 23.03 millions d’années). Un réchauffement climatique brutal a amené les résineux de cette ère à produire d’énormes quantités de résine qui se sont accumulées au fil du temps. L’ère glaciaire suivante les a recouverts et a permis leur fossilisation.

Certains morceaux d’ambre contiennent des inclusions : des plantes, des insectes ou des petits animaux prisonniers de la résine depuis cette période. Ils sont d’un très grand intérêt pour les scientifiques. Attention cependant aux inclusions créées dans de l’ambre fondu qui ne sont ni naturelles ni anciennes.

L’ambre, appelé souvent or balte, était déjà très recherché dans l’Antiquité. Les Grecs l’appelaient elektron et ce sont ses propriétés électrostatiques qui sont à l’origine de l’électricité.

Les Baltes font le commerce de l’ambre depuis des millénaires. Pline l’Ancien parlait d’eux comme d’un peuple du Nord qui s’étonnait du commerce qu’il pouvait faire des richesses de sa mer. On fait encore aujourd’hui de magnifiques bijoux d’ambre (colliers, bracelets, boucles d’oreilles) vendus dans de nombreuses boutiques ou sur les étals dans les rues.

A Palanga, en Lituanie sur la côte de la Baltique, un grand musée de l’ambre expose plus de 25000 pièces à destination des admirateurs de cette résine qui a toujours suscitée beaucoup d’intérêt en fil des siècles et à laquelle on a fréquemment attribuées des propriétés magiques…

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