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L’améthyste

L’améthyste est un cristal de quartz de teinte violette qui tient sa couleur du manganèse, du fer et du titane qui la composent.

Etymologie et mythologie

Le mot améthyste vient du grec ancien améthustos, qui peut être traduit par qui n’est pas ivre. L’améthyste était considérée par les Grecs comme un puissant antidote contre l’ivresse, ce qui explique pourquoi on utilisait fréquemment des verres fabriqués à partir de ce quartz.

Dans son poème L’Améthyste ou les amours de Bacchus et d’Améthyste, Rémy Belleau, poète français du XVIème siècle, ami de Ronsard, narre l’histoire de Bacchus, dieu romain de la vigne, de la fête et du vin, qui convoitait Améthyste, laquelle se refusait à lui, voulant rester vierge. Pour ce faire elle pria les dieux et fut entendue par Diane qui la changea en statue de pierre blanche. Emu par la détermination d’Améthyste, Bacchus versa du vin sur la statue en offrande, laquelle se changea en cristal violet.

Une variante de cette histoire raconte que Dionysos, l’équivalent grec de Bacchus, insulté par un simple mortel, jura pour se venger de tuer le prochain qui croiserait son chemin en se servant de tigres féroces pour assouvir sa colère. Il se trouva que cette personne était une belle jeune femme du nom d’Améthyste, qui était en route pour aller payer son tribut à Artémis, la Diane grecque. Artémis décida pour la protéger des griffes des tigres de la changer en statue de quartz cristallin. Dionysos, éprouvant du remord pour ses actions, pleura des larmes de vin qui teintèrent la statue en violet.

Principaux gisements

On trouve de l’améthyste en abondance au Brésil, dans la province de Minas Gerais, sous la forme de géodes, cavités rocheuses tapissées de cristaux, ainsi qu’en Uruguay et au Mexique.

Il existe aussi des gisements aux Etats-Unis, en Corée du Sud, à Madagascar, en Russie.

En France, l’améthyste est exploitée dans le massif du Mont Blanc (glacier des Améthystes), dans les Vosges, le Haut-Rhin et dans le Puy-de-Dôme.

 

Sources : Wikipedia

Comment reconnaître l’ambre naturel ?

Bien que sur Ambre Passion nous ne proposions que des colliers et des bracelets d’ambre naturel de la mer Baltique, il existe plusieurs méthodes pour s’assurer qu’il s’agit bien d’ambre naturel et non de plastique.

Test de flottaison

C’est le plus simple et il n’abimera pas votre objet. Plongez l’article dans un mélange de 25 cl d’eau et de 2 cuillerées de sel. L’ambre flotte, certains plastiques coulent. Il faut bien sûr pour que ce test réussisse que le morceau d’ambre soit isolé et non sur un bijou.

Test de la chaleur

En chauffant, l’ambre dégage une odeur de résine, on peut le vérifier par exemple en posant dessus une aiguille chauffée. L’aiguille laisse une marque blanche et l’ambre va s’effriter. S’il s’agit de plastique, il va coller à l’aiguille qui va laisser une trace noire et il y aura une odeur acre.

Test du dissolvant

Frotter l’article en ambre avec un coton imbibé de dissolvant ou d’acétone. L’ambre véritable ne se dissout pas, à l’inverse de la plupart des plastiques. Le copal, résine proche de l’ambre par son aspect, devient quant à lui collant.

Test de l’alcool

Plongé dans l’alcool, l’ambre est attaqué très lentement alors qu’une pièce en plastique est beaucoup plus rapidement altérée. Test de la fluorescence : Encore faut-il pouvoir disposer d’une lampe à lumière noire… L’ambre émet une fluorescence brillante caractéristique, qui varie en fonction de son origine. Ce n’est pas le cas du plastique.

En conclusion, la plupart de ces tests ne sont pas sans risque pour votre bijou. Le plus simple est donc de vous procurer vos bijoux d’ambre dans une boutique qui vous délivrera un certificat d’authenticité prouvant que les bijoux sont bien en ambre naturel. Sur Ambre Passion, chaque collier d’ambre et tous les bracelets d’ambre sont de plus garantis un an. Vous pouvez donc acheter dans notre boutique en toute confiance.

La déesse de la Baltique

En Lituanie, une légende raconte que le déesse des mers, Juraté vivait dans un palais d’ambre au fond de la mer Baltique. Un pêcheur, simple mortel appelé Kastytis, commença alors à troubler la quiétude des lieux en pêchant un grand nombre de poissons.

Juraté décida alors de le punir afin de retrouver la paix dans son royaume. Quand elle remonta à la surface pour aller le rencontrer, elle en tomba immédiatement amoureuse.

Ils vécurent quelques temps dans le palais jusqu’à ce que Perkūnas, le dieu du tonnerre et père de la déesse, furieux de découvrir que sa fille soit éprise d’un mortel, déchaîna la foudre sur le palais qui éclata en millions de morceaux. Ce sont ces fragments que l’on retrouve aujourd’hui sur les rivages de la mer Baltique.

Selon une autre version de la légende, les morceaux d’ambre seraient les larmes pétrifiées de la déesse, enchaînée au fond de son palais en ruine et inconsolable de la mort de Kastytis.

L’ambre de la Baltique

Cette résine fossilisée se présente sous forme de morceaux plus ou moins gros, le plus souvent translucides et orangés mais elle peut également prendre des teintes plus foncées. Les lendemains de tempêtes on peut en trouver des morceaux en se promenant sur les plages de la mer Baltique. C’est à cette résine que le littoral balte doit son surnom de Côte d’Ambre.

L’ambre provient de dépôts datant de l’oligocène (entre 33.9 et 23.03 millions d’années). Un réchauffement climatique brutal a amené les résineux de cette ère à produire d’énormes quantités de résine qui se sont accumulées au fil du temps. L’ère glaciaire suivante les a recouverts et a permis leur fossilisation.

Certains morceaux d’ambre contiennent des inclusions : des plantes, des insectes ou des petits animaux prisonniers de la résine depuis cette période. Ils sont d’un très grand intérêt pour les scientifiques. Attention cependant aux inclusions créées dans de l’ambre fondu qui ne sont ni naturelles ni anciennes.

L’ambre, appelé souvent or balte, était déjà très recherché dans l’Antiquité. Les Grecs l’appelaient elektron et ce sont ses propriétés électrostatiques qui sont à l’origine de l’électricité.

Les Baltes font le commerce de l’ambre depuis des millénaires. Pline l’Ancien parlait d’eux comme d’un peuple du Nord qui s’étonnait du commerce qu’il pouvait faire des richesses de sa mer. On fait encore aujourd’hui de magnifiques bijoux d’ambre (colliers, bracelets, boucles d’oreilles) vendus dans de nombreuses boutiques ou sur les étals dans les rues.

A Palanga, en Lituanie sur la côte de la Baltique, un grand musée de l’ambre expose plus de 25000 pièces à destination des admirateurs de cette résine qui a toujours suscitée beaucoup d’intérêt en fil des siècles et à laquelle on a fréquemment attribuées des propriétés magiques…

Les couleurs de l’ambre

Les scientifiques distinguent 250 nuances de couleur de l’ambre. En bijouterie, il est classé selon 7 coloris distincts.

couleurs de l'ambre de la Baltique

l’ambre translucide : appelé aussi ambre miel, il est jaune clair, la couleur de la résine des anciens conifères. On en trouve 10% de cette couleur. Selon son niveau d’oxydation, l’ambre translucide peut se doter de teinte plus foncées. C’est dans cet ambre que l’on trouve le plus d’inclusions.

l’ambre blanc, ou ambre royal : il est rare (1 à 2% de l’ambre) et c’est aussi le plus ancien : 40 millions d’années.

l’ambre jaune : il est plus fréquent (70%) et plus opaque, avec une grande variété de nuances plus ou moins foncées. Quand il est plus foncé on l’appelle aussi ambre cognac.

l’ambre rouge : il est très rare : 0.5% de tout l’ambre trouvé à ce jour. Il s’est formé par oxydation naturelle.

l’ambre vert est lui aussi très rare : 2% de l’ambre découvert. C’est le plus jeune, il date de 5 à 10 millions d’années.

l’ambre noir: il est assez fréquent, il constitue 15% de l’ambre. On l’appelle aussi ambre cerise.

l’ambre bleu: il est quasiment introuvable. C’est le plus rare (seulement 0.2%) donc aussi le plus précieux.